ÉPISODE 260 

 

 

Lundi 22 août 1966

 

Lee face au juge

 

Une rencontre avec Chris met Allison en état de choc. Lee se retrouve au tribunal. Steven refuse d’être son avocat…

 

Audience Nielsen 1ère diffusion :

Non communiquée

 

NARRATION : WARNER ANDERSON
Chris Webber vient juste de « voir » son frère Lee se faire arrêter comme suspect dans la mort d’Ann Howard. Chris est convaincu que cette arrestation, et certainement tout le dossier contre son frère, a été déclenché par Allison Mackenzie. Allison est allée chez les Webber, pensant pouvoir parler à Chris pour s’excuser. Mais maintenant, en étant devant lui, elle ne peut pas.

INTRO
Chris marche le long du quai en direction de la maison.


SCENE 1
Allison s’apprête à quitter la maison des Webber alors que Chris arrive. Chris sent la présence d’Allison, mais croit qu’il s’agit de Sandy. Sandy ouvre la porte d’entrée. Allison lui dit qu’elle allait partir. Chris dit à Allison qu’elle a rompu la promesse qu’elle lui avait faite, car elle a admit que Chris savait qu’Ann ne l’avait pas poussé de la falaise 18 ans plus tôt. Chris demande à Sandy de lui faire du café. Chris souligne à Allison qu’il lui a dit qu’Ann était innocente en toute confidence. Elle n’avait pas le droit de le raconter. Allison lui rétorque qu’il y a des choses bien plus importantes que les promesses. Chris lui dit qu’il commence à la cerner. Elle n’a jamais réussit à aimer quelqu’un. Allison lui dit simplement qu’elle est désolée. Il pensait qu’elle le préférait au riche et puissant Rodney Harrington. Il lui dit qu’elle est incapable d’aimer qui que ce soit. Elle est incapable d’avoir des sentiments.


SCENE 2
Au labo de l’hôpital, le Dr Rossi regarde à travers un microscope lorsque Elliot Carson entre. Mike le remercie pour être allé au poste de police, et lui demande de remercier Constance. Elliot lui raconte que Lee Webber vient d’être mis en garde à vue au sujet de la mort d’Ann Howard. Allison a dit à la police qu’elle avait vu Lee près des lieux, en train de jeter une bouteille de whisky. Michael se demande pourquoi Allison n’avait pas mentionné la bouteille de whisky durant le premier interrogatoire.


SCENE 3
Au palais de justice, Lee Webber demande à l’huissier s’il peut parler à Sandy. Cette dernière l’informe qu’Allison a vu Lee sur la falaise. L’audience est présidée par l’honorable juge Irwin A. Chester. Lee demande au juge Chester s’il peut parler avec Steven et lui demander de le représenter. Il veut quelqu’un qui arrive à se battre comme il s’est battu pour le procès de Rodney Harrington. Steven lui dit qu’il n’est pas intéressé. Lee lui dit qu’ils n’ont aucune preuve contre lui et veut savoir pourquoi Steven est si sûr qu’Ann ne s’est pas suicidée. Après tout, elle était dans un hôpital psychiatrique avant de revenir à Peyton Place. Juge Chester dit que l’audience reprendra jeudi 23 à 13 heures.

Dialogues de la scène 3
Salle d’audience présidée par le Juge Irwin A. Chester au palais de justice de Peyton Place. Parmi les spectateurs présents se trouvent le Dr Rossi, Steven Cord, Sandy Webber et Elliot Carson.

LEE : Est-ce que je peux parler à ma femme, s’il vous plaît ?

HUISSIER : D’accord, mais faite vite. Le Juge ne va pas tarder.

LEE : Qu’est-ce que tu as découvert ?

SANDY : Allison t’a vu sur la plage.

LEE : C’est ce qu’elle dit. Ce sera notre parole contre la sienne.

SANDY : Elle a dit qu’elle l’a prouvé à la police. Je ne sais pas comment.

LEE : Elle bluffe.

HUISSIER : La Cour va siéger. Département trois du district juridique de Peyton Place. Veuillez vous lever s’il vous plaît.

Tout le monde se lève.

HUISSIER : Le Juge Irwin A. Chester préside.

Le Juge entre et s’assoit. Tout le monde fait de même.

JUGE : La population de Peyton Place contre Lee Webber.

L’huissier fait signe à Lee de s’avancer vers le juge.

JUGE : La population accuse Lee Webber ici présent de crime. A savoir, à une date qui sera précisé par le comté de Peyton, Lee Webber devra comparaître devant cette Cour pour avoir tué Ann Howard, violant ainsi l’article 189 du code pénal de cet état. Vous a-t-on lu vos droits, Mr Webber ?

LEE : Oui, Monsieur.

JUGE : Etes-vous prêt à plaider ?

LEE : Oui, Votre Honneur.

JUGE : Très bien. Vous avez entendu les charges. Que plaidez-vous ?

LEE : Non coupable.

JUGE : Vous êtes-vous arrangé pour avoir un avocat, Mr Webber ?

LEE : Non, Monsieur. Je n’en ai pas.

JUGE : Il y a un certain nombre d’avocats commis d’office par la Cour, Mr Webber. Ils sont payés par la Cour. Je vais vous assigner Mr W.J. Anderson du Cabinet Anderson et Evans.

LEE : Est-ce que Steven Cord est sur la liste des avocats commis d’office ?

JUGE : Oui, il l’est.

LEE : Je voudrais qu’il me défende, si c’est possible.

JUGE : Qu’en pensez-vous, Mr Cord ?

Steven se lève.

STEVEN : J’ai bien peur que mon implication dans cette affaire ne doive altérer mon jugement sur la défense de Mr Webber, Votre Honneur.

JUGE : Je vois. Merci, Mr Cord.

Steven se rassoit.

LEE : Excusez-moi, Votre Honneur, puis-je parler à Mr Cord une minute ? C’est très important pour moi.

JUGE : Et bien, c’est un tant soit peu irrégulier. Mais au vu des lourdes charges qui pèsent sur vous, je vous l’accorde. Soyez bref s’il vous plait. La Cour vous donne cinq minutes.

LEE : Merci, Monsieur.

Steven et Lee sortent dans le couloir pour parler.

STEVEN : Qu’est-ce qu’il y a, Lee ?

LEE : Je ne l’ai pas tuée. Je le jure, je ne l’ai pas tuée. Je veux que vous me défendiez.

STEVEN : J’ai aidé à vous faire arrêter. J’ai donné des preuves de votre acharnement sur Ann.

LEE : Je m’en fiche. Ecoutez, j’ai besoin de quelqu’un qui puisse se battre pour moi, comme vous l’avez fait pour Rodney Harrington. Je sais pourquoi vous avez pris cette affaire. Vous vouliez une chance de prouver que vous êtes un bon avocat. Et vous l’avez prouvé. Vous avez coincé Stella Chernak comme personne aurait pu le faire. Et lorsque les règles ne marchent pas, vous n’hésitez pas à passer outre. J’ai besoin d’une chance. Une véritable chance de prouver que je suis innocent. Et vous et moi savons que je ne l’obtiendrais pas. Pas comme les choses vont actuellement. Ce Anderson va me caser entre deux autres affaires. Je ne suis qu’un citoyen de seconde classe pour lui.

STEVEN : Je ne suis pas intéressé, Lee.

LEE : Pourquoi ? Parce que vous me détestez ? On ne peut pas dire que vous êtes fou de Rodney Harrington et vous avez tout fait pour lui. Et il était plus enfoncé que je ne le suis actuellement. Il avait admit s’être battue avec Joe Chernak et l’avoir cogné contre un pilier. Il n’y a aucune preuve contre moi.

STEVEN : Vraiment ? Vous étiez sur la plage.

LEE : Ce n’est pas vrai.

STEVEN : C’est un fait prouvé.

LEE : Je pensais que notre loi prévoit qu’un homme est innocent tant qu’on n’a pas prouvé sa culpabilité. Vous ne croyez pas à cela ?

STEVEN : Je crois que vous haïssiez Ann. Vous l’avez persécuté.

LEE : D’accord, disons cela. Vous m’avez déjà condamné, n’est-ce pas ? Vous êtes comme tous les autres.

STEVEN : Non, il y a une grosse différence. Ann était ma sœur.

LEE : Je sais. Je sais aussi que c’était une petite fille pas très bien dans sa tête qui est allée dans un hôpital psychiatrique. Qu’est-ce qui vous rend si sûr qu’elle ne se soit pas suicidée ?

STEVEN : Parce que je vous connais.

LEE : Très bien. Je vous ai sans doute mal jugé. Peut-être que si j’avais tout l’argent de Leslie Harrington, vous auriez changé d’avis.

Steven et Lee retournent en salle d’audience.

JUGE : La Cour ajourne l’audience. Mr Webber, souhaitez-vous que la Cour vous fournisse un avocat ?

LEE : Oui, Monsieur.

JUGE : Très bien. Mr Anderson prendra contact avec vous dans la matinée. Quel est le jour disponible pour l’audience préliminaire dans cette affaire ?

HUISSIER : Jeudi 23 à 13 heures, Votre Honneur.

JUGE : Mr Webber…

Lee se lève.

JUGE : Je vous remets aux soins du shérif du comté de Peyton qui sera chargé de vous amener à cette Cour pour l’audience préliminaire. L’audience est ajournée.


SCENE 4
Le Dr Rossi grimpe les escaliers de la maison d’hôtes. Mme Hewitt passe l’aspirateur tandis que le médecin entre. Elle lui dit qu’elle veut lui donner la clé de l’appartement d’Ann. Il y a encore ses affaires là-bas. Si Mike pouvait aller les chercher, cela l’arrangerait. Elle lui donne la clé.


SCENE 5
Norman et Rita rencontre le Dr Rossi sur le quai et l’invitent à dîner. Norman est ici pour choisir un homard pour le dîner de ce soir. Mike leur dit qu’il doit repartir au labo pour son projet de recherche. Norman dit à Rita que Michael est frais comme un concombre. Il avait entendu dire qu’il devait se marier avec Ann.

Dialogues de la scène 5
Norman et Rita sont sur le quai, en train de choisir un homard.

NORMAN : Très bien. Lequel ?

RITA : Oh, ne me demande pas.

NORMAN : Allez. Ils ont l’air bon. Ils ont tous l’air bon.

RITA : Je pense que je vais te laisser faire.

NORMAN : Où est ton sens de l’aventure ?

RITA : Oh, je suis aventureuse, mais il se trouve que lorsque j’étais petite, j’ai vu un film à propos d’un homard géant. Je n’ai pas dormi pendant une semaine.

NORMAN : Ce n’était qu’un film.

Le Dr Rossi descend les escaliers de la maison d’hôtes.

RITA : Bonjour, Dr Rossi.

NORMAN : Hello, Dr Rossi.

MICHAEL : Bonjour. Et bien, que se passe-t-il, des fruits de mer chez les Harrington, ce soir ?

NORMAN : Oui, nous sommes venus ici chercher deux belles pièces.

RITA : Il essaie de me faire manger ces choses depuis des semaines. Les homards me filent la chair de poule.

NORMAN : Personne ne t’a demandé de jouer avec eux. Je veux juste en manger un.

RITA : Tu vas le faire, ne t’inquiètes pas.

NORMAN : C’est un goût que j’ai attrapé quand j’étais encore en couches-culottes.

RITA : Voudriez-vous dîner avec nous ? Nous prendrions une autre de ces… choses.

NORMAN : Oui, vous pouvez même le choisir.

MICHAEL : C’est gentil à vous. Une autre fois peut-être. Je dois retourner au labo. J’ai repris mes recherches. Mais merci.

NORMAN : Hey, c’est super. Peut-être avons-nous un autre Louis Pasteur dans nos mains.

RITA : Bien, ce sera pour une prochaine fois.

MICHAEL : C’est noté pour une prochaine fois. (en français) bon appétit, mes amis.

NORMAN : Merci.

RITA : Bye, Dr Rossi.

NORMAN : Bye.

NORMAN : C’est sans doute dû à l’entraînement scientifique.

RITA : De quoi parle-tu ?

NORMAN : Il est aussi frais qu’un concombre. J’ai entendu dire qu’ils devaient se marier.

RITA : Norm, tu ne comprends donc pas ? Il a l’habitude de cacher des choses. Tu sais, rester cool et calme devant ses patients. Il n’a pas le droit de se laisser aller. Tu sais, je m’inquiète beaucoup pour lui. Tout le monde se repose toujours sur lui. Mais sur qui se repose-t-il ?


SCENE 6
Steven parle à Betty des charges retenues contre Lee. Il parle aussi du culot qu’il a eu de lui demander de le défendre. La Cour lui a assigné Bill Anderson. Pourtant Steven n’est pas sûr que Lee soit coupable. Certes, Lee pourrait mentir à sa grand-mère sur son lit de mort, mais Steven pense de plus en plus à le représenter. Ann était une personne très forte, mais elle avait un talon d’Achille : la crainte du passé. Elle a passé du temps dans un hôpital psychiatrique à cause de son obsession de la falaise. Steven essaie par-là de convaincre Betty qu’il est possible qu’Ann se soit suicidée. Betty lui dit qu’Ann et Mike Rossi avaient prévus de se marier. Steven se rappelle que le premier mariage d’Ann a été un désastre.
 



DANS LE PROCHAIN EPISODE
Rodney demande Allison en mariage, Leslie parle avec Steven.

RODNEY : Marrions-nous.
ALLISON : Maintenant ? Tu veux dire tout de suite ?
RODNEY : Je t’aime.

LESLIE : Votre sœur est morte. Vous n’avez même pas levé le petit doigt pour la défendre votre propre mère.
STEVEN : Que voulez-vous, Mr Harrington ?
LESLIE : Steven, j’ai vu votre mère il y a moins d’une heure. Elle a très peur.
 

 

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